LA JUSTICE RÉPARATRICE

LA JUSTICE RÉPARATRICELa justice restaurative n’est pas la justice comme on l’entend habituellement au sens pénal et donc condamnation par un tribunal correctionnel ou une Cour d’Assises.

Inspirée par plusieurs pays outre-Atlantique et utilisée par exemple en Belgique, elle a déjà largement fait ses preuves.

Ici, on parle de justice restaurative, mais en fait il s’agit plutôt de justice réparatrice permettant à l’auteur d’une infraction, une victime ou toute personne impactée par celle-ci d’effectuer un cheminement vers la réparation.

Souvent le procès n’apporte pas les réponses attendues par les différentes parties pour plein de raisons différentes, par exemple l’absence de travail de l’auteur sur les faits, l’incapacité de verbaliser ce qu’il s’est passé, le poids du procès et le temps de l’audience qui ne permettent pas à chacun de s’exprimer, etc…

DE QUOI PARLE-T-ON ?

La justice restaurative va ouvrir un espace de dialogue aux différentes personnes qui sont concernées par un crime que ce soit l’auteur, la victime, les proches de l’auteur ou de la victime.

Lors de groupe de paroles entre auteurs et victimes non directs ou d’entretien individuel entre l’auteur et la victime, chacun pourra exprimer les répercussions du crime, questionner le « Pourquoi », le « Comment », les conséquences dans la vie au quotidien.

Il s’agit d’une démarche volontaire et participative de chacun, encadrée par un tiers au sens de la justice, des travailleurs sociaux ou encore
des psychologues.

Le but est que chacun puisse prendre conscience de la responsabilisation, de la restauration possible et l’harmonie sociale qui en découle, chacun à son rythme et ses besoins.

POURQUOI LA JUSTICE RESTAURATIVE

POURQUOI LA JUSTICE RESTAURATIVEElle n’est pas focalisée sur le pardon et la réconciliation. Chacun œuvre vers son cheminement de reconstruction personnelle et à son rythme.

Chacun doit pouvoir retrouver une humanité personnelle et ne pas être simplement un auteur, une victime, mais bien une personne à qui il est arrivé quelque chose.
L’idée est que l’acte ne définit pas qui nous sommes et qui nous serons pour l’avenir.

Il n’y a pas de résultat attendu ou prévisible, ni de vocation strictement thérapeutique. Elle ne remplace pas la sanction pénale ni l’indemnisation de la victime, mais vient s’y ajouter dans une dimension plus humaniste et humaine que la justice.

Par exemple, des parents dont leur fille avait été assassinée par leur gendre expliquaient :
« Ce n’est pas un meurtrier, mais une personne qui a commis un meurtre, ainsi la vie de notre fille n’est pas réduite à son statut de victime ni à son décès, mais à tout ce qu’elle a accompli »