UNE PROTECTION REMISE EN QUESTION

UNE PROTECTION REMISE EN QUESTIONVous avez sans doute eu vent du reportage diffusé sur M6 dans Zone Interdite le 19 janvier 2020 ou encore sur France 3 dans l’émission Pièces à Conviction du 16 janvier 2019.

Alors oui la protection de l’enfance est en souffrance, comme la justice d’ailleurs, les deux parents pauvres des gouvernements en termes de budget.

Plusieurs personnes dénoncent ce système à bout de souffle que ce soit les enfants eux-mêmes ou encore les travailleurs sociaux, mais il y aussi des jeunes qui sortent de l’ASE et qui crient haut et fort que l’aide sociale à l’enfance les a sauvés.

Elle ne dysfonctionne pas toujours et son rôle premier de protection des enfants en danger ou en risque de danger est efficient et permet à plusieurs milliers d’enfants de se construire loin d’un environnement toxique.

QU’EST-CE QUE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ?

La protection de l’enfance intervient lorsque le département ou la justice estime qu’un enfant est en danger ou en risque de l’être.

Cela peut-être pour des infractions commises par un parent ou les deux à l’égard du conjoint ou des enfants eux-mêmes, par exemple les violences conjugales ou encore une agression sexuelle sur un enfant, la maltraitance des enfants, etc.

Mais cela peut-être également en raison de ce qu’on appelle des carences éducatives c’est-à-dire que l’enfant peut être déjà dans une situation dangereuse ou que son lieu de vie, sa situation personnelle ou familiale risque de compromettre sa santé, son éducation etc.

On cite par exemple le fait de vivre dans un logement sur-occupé, de ne pas être en capacité de donner à manger à ses enfants, de vivre dans un logement insalubre, d’être absent dans l’éducation des enfants ou encore d’avoir des troubles psychologiques qui empêchent de se rendre compte de ce qui est important pour un enfant.

LA PROCÉDURE EN PROTECTION DE l’ENFANCE

LA PROCÉDURE EN PROTECTION DE l’ENFANCEQuand la situation est inquiétante, deux possibilités sont envisageables.

Si le danger n’est pas immédiatement constaté, c’est l’ASE qui pourra intervenir pour aider les parents et les enfants à sortir de la situation sans passer par la justice. Les parents signent une sorte de contrat d’engagement.

Quand ce contrat ne fonctionne pas ou que le danger est constaté, c’est le juge pour enfant après avis du procureur de la République qui prend le relais.

La situation suppose une intervention immédiate pour protéger l’enfant et l’éloigner du danger et dans la majorité des cas des parents ou d’un des parents. Il décidera alors de la durée de la mesure et si l’enfant est placé ou non dans par exemple un foyer ou une famille d’accueil.

Dans les deux cas, le but est de faire en sorte de protéger l’enfant et espérer un retour dans sa famille si cela est possible.